- C'est ça. Comme tes chats, quoi. Formidable !
- Oui, formidable je suis un chat formidable ! Je t'ai déjà dit que ma mère me tenait en laisse ? C'était la mode, un lien autour de la taille, elle me ramenait à elle pour traverser la rue, ça choquait les bourgeois, elle m'habillait en noir, les gens l'insultaient, c'était génial.
- Arrête , t'es pas drôle maintenant.
- Je sais que je suis pas drôle, je te quitte.
- Non, tu ne me quittes pas.
- Si.
- Non. Je t'aime.
- C'est nul de dire ça, c'est la phrase la plus bête du monde. Moi je ne t'aime pas, je ne t'aimerai jamais, je n'aimerai plus jamais personne.
- Il t'a bousillée, Adrien.
- Ca ne te regarde pas.
- Ca me regarde. Parce que je t'aime.
- Non tu ne m'aimes pas, je ne veux pas que tu m'aimes, j'ai le c½ur tout sec, moi, tout rassis.
- Je vais l'arroser, ton c½ur. Je vais l'arroser, tu vas voir. Viens, viens près de moi, là, voilà...»
C'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, mais je préfère ne pas être là quand ça arrivera.
J'ai pitié de moi même, j'fais des articles nul. C'est la dernières ligne droite avant les grandes vacances, j'vais pas y arriver je le sens.